Qui est heureux?

Qui est heureux?
J'aborde bien souvent des sujets incompréhensibles ou plutôt peu maitrisables. Je n'en ai pas envie aujourd'hui. D'abord parce que je suis vraiment fatiguée et incapable de réfléchir à des choses trop profondes, ensuite parce que je n'en éprouve pas le besoin ce soir. J'ai envie de me donner une chance de vivre dans une bulle de futilités. Et même pourquoi de vivre dans un monde imaginaire l'espace d'une soirée. Oublier ce qui m'encombre l'esprit, effacer les images vues au journal télévisé et les témoignages entendus à la radio. Donc, en ce vendredi soir, je suis un autre personnage. Et mon environnement est absolument parfait, tout se passe comme je le souhaite, je réussis tout ce que j'entreprends, j'ai tout pour moi, intelligence, beauté, amis, amour, chance, santé. J'incarne la perfection dans un univers ou celle-ci s'est matérialisée. Jouissance!

# Posté le vendredi 09 janvier 2009 15:11

Quelqu'un connait-il le mode d'emploi pour effacer sa mémoire?

Quelqu'un connait-il le mode d'emploi pour effacer sa mémoire?
La fin de l'année 2008 a été semblable à son début. Et je peux même dire que tout son déroulement fut dans des tons similaires. J'essaye de me persuader qu'avec le commencement d'une nouvelle année viendra, tout naturellement, l'achèvement de cette période, à enterrer bien profondément. En vain pour l'instant. Ne désespérons pas, je suis de celles qui aiment à croire que la roue tourne effectivement. Il n'empêche que que les mots "je suis à bout" semblent être sortis de ma bouche ou de mes doigts une bonne centaine de fois, et encore, j'amoindris les choses. Je les ai tellement pensés fort qu'ils devraient avoir perdu tout sens pour moi, mais je n'en trouve pas d'autres qui soient assez représentatifs de ce que je ressens sans paraître trop exagérés, au point de me faire passer pour... je m'arrête là, je préfère mentir par omission que mentir tout court. Je ne comprends pas ce qui m'est arrivé. Je ne sais pas pourquoi c'est si compliqué de tourner la page. Les miroirs ne réflètent pas ce que je suis, seulement l'image de ce que je veux bien laisser paraître au moment où je m'en sers. Je ne me suis jamais sentie aussi seule, aussi perdue et le pire c'est que je ne crois pas que ce soit l'effet de mon imagination. Je pense vraiment que tout s'étiole, ce que je croyais acquis s'émiette et les effluves de joie s'envolent. Je suis comme atteinte de cécité, de mutisme et de surdité en même temps. Je ne vois plus dans mes yeux que les larmes qui s'en déversent jour après jour. Je n'entends plus dans ma voix que les tremblements qui les accompagnent. Je ne ressens rien, que le vide qui s'empare depuis 12 mois de ma personne. Je ne parle que de moi et ça devient insupportable. Désolée, seule l'écriture m'offre le soulagement. Je vais réfléchir, peut-être vais-je effacer ce blog. Ca me ferait beaucoup de mal parce qu'on peut dire que j'y ai étalé énormément de choses personnelles, bonnes ou mauvaises. Mais il pourrait aussi me servir de poupée vaudou; on l'effaçant, c'est le passé que j'efface. Je ne sais pas.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 07:06

Il y a certaines dettes que l'on ne peut rembourser, tant elles sont importantes. Mais il ne s'agit jamais de domaine pécuniaire, beaucoup plus de sentimental.

Il y a certaines dettes que l'on ne peut rembourser, tant elles sont importantes. Mais il ne s'agit jamais de domaine pécuniaire, beaucoup plus de sentimental.
Je ne peux entamer un article sur toi car je ne trouverai jamais le moyen de l'achever. Tu as toujours été présente pour moi, dans le rire comme dans le pleur. Jamais tu ne m'as laissée tomber et je ne saurai t'en vouloir pour rien. Le plus extraordinaire c'est que nous nous connaissons depuis plus de 11 ans et notre amitié n'a pas failli avec le temps. Je pourrais pleurer en parlant de toi. Ces derniers temps n'ont été faciles ni pour toi ni pour moi, mais nous avons su être là l'une pour l'autre. Dis moi si je me trompe mais notre amitié me semble totalement complémentaire. Je te dois énormément. Tu vois quand ça ne va pas et tu ne fermes pas les yeux pour te faciliter la tâche comme d'autres le feraient volontiers. Probablement parce que tu as compris de par ta propre expérience que chercher la facilité ne mène nulle part mais surtout que le soutien est la seule chose qui puisse vraiment sauver quelqu'un dans les moments les plus éprouvants. Et tu m'as sauvée plus d'une fois. Il suffit de repenser à un certain entrainement de volley pendant lequel je me suis sentie très mal , ou encore au coup de fil inquiet que tu m'as immédiatement passé quand tu as appris où je passerai mon réveillon de Noël, pour comprendre ce que je veux dire... Je fais rarement des articles pour faire l'éloge de telle ou telle personne, mais je pense que tu es plus que telle ou telle personne. Oui, tu es beaucoup plus que ça. Merci pour tout, je pense que ce simple mot résume très bien le message que je tiens à faire passer. <3

# Posté le samedi 27 décembre 2008 10:20

C'est dans les plus mauvais moments qu'on peut voir sur qui on peut vraiment compter.

C'est dans les plus mauvais moments qu'on peut voir sur qui on peut vraiment compter.
Me voilà enfin rentrée chez moi après 4 jours à l'hôpital. Vous vous demandez peut-être comment se passe un Noël à l'hôpital? Eh bien comme un autre jour, la seule fantaisie étant d'étendre le temps de visite à 20h30 au lieu de 20h15. Donc voilà, après avoir passé les 4 premiers jours de vacances dans mon divan à pleurer de douleur, j'ai passé les 4 suivants à somnoler dans une chambre surchauffée de la Madeleine. Résumons donc la situation, une semaine d'écoulée, plus qu'une en perspective, avec comme festivité l'exposé de néerlandais à commencer et à finir. Tout ça en étant affreusement fatiguée à cause de cette foutue mononucléose infectieuse. Panique à l'horizon.
Cette semaine a été l'occasion de goûter (ou pas) à de délicieux mets tels que la crème au moka ou le fortimel à la vanille. Et j'ai même eu droit à de la glace diététique le jeudi midi, afin de ne pas provoquer de douleur supplémentaire au niveau des ganglions nécrosés qui constituaient ma gorge. Par ailleurs, j'ai aussi appris que j'avais des veines de bébé pour reprendre les termes de 3 infirmières différentes, mais aussi un foie de buveur pour citer l'ORL grâce auquel je vais mieux. Comment puis-je avoir un foie défectueux à ce point, je l'ignore car on ne peut pas vraiment affirmer que je sois l'adepte des excès en tout genre. Enfin, voilà, toujours est-il que cette année 2008 se termine comme elle avait commencé : dans une ambiance triste et décevante. Plus que quelques jours, et nous rentrerons dans une nouvelle année, plus souriante pour moi je l'espère. Loin d'être une fervente supersticieuse, je me plais tout de même à répéter et à croire en ce dicton "après la pluie le beau temps" et que le début de 2009 sera également le début d'une période plus favorable que celle que j'ai traversée pendant ces 361 derniers jours.
Je finirai cet article simplement en remerciant les personnes qui ont tenu à prendre de mes nouvelles et même à me rendre visite durant ces moments de solitude. Je suis heureuse de voir que certains n'ont pas oublié que l'esprit de Noël c'était plus que le désir de consommer et d'ouvrir ses cadeaux. Sincèrement, quand je repense aux larmes que j'ai versées le soir de Noël quand j'ai réalisé que tout le monde était en famille pendant que moi j'étais seule avec cette foutue crème au moka et ma télé, je ne peux que me réjouir de voir que certaines personnes ont quand même songé à moi. Merci à vous, ce sont des choses qu'on oublie pas. Voilà, j'arrête vraiment cette fois.
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# Posté le samedi 27 décembre 2008 10:02

B-club, Waterloo

Je crois avoir quitté le monde la nuit passée. Enfin pas le monde au sens large mais le monde que je croyais être le vrai monde, celui dans lequel nous étions tous censés vivre, celui que je pensais partager avec presque toute la population belge. J'ai débarqué dans un univers parallèle, un univers où tout est différent sauf la musique. En fait, non. Similarité est le maître mot de cet univers. La perfection semble être inscrite dans leurs gênes, ainsi que l'arrogance. Je les soupçonne d'avoir tous le même coiffeur, le même styliste personnel ainsi que la même personnalité. Qui suis-je, me direz-vous, pour juger des gens à qui je n'ai pas parlé ou très peu, et avec qui je n'ai passé que quelques malheureuses heures de ma vie? Et bien, je suis une jeune fille qui s'est sentie affreusement oppressée durant 300 interminables minutes, une personne qui s'est sentie étrangère dans le pays dans lequel elle est née, une jeune femme qui s'est mise à douter du peu de valeur qu'elle avait, accablée par tout ce débalage de fric, en veux-tu en voilà, par ce simulacre de bonheur bourgeois. Car si j'ai souvent mal accepté ce que j'étais, hier soir à été la soirée où je me suis le plus détestée. C'est peut-être uniquement de la jalousie? Non c'est bien plus que ça, c'est un sentiment d'infériorité suscité par ces regards hautains dont nous avons été martelés toute la soirée. Je me sens un peu coupable de dire tant de mal de ces gens. Après tout, c'est tout de même grâce à l'un d'eux que mon mal de tête s'est calmé. Et puis, si nous avions été élevés dans la même atmosphère, nous serions surement leurs égaux. Mais lorsque j'entends ces petits gamins, dieux des rentrées financières de leurs parents, insulter le chauffeur de taxi qui doit venir les rechercher parce qu'il a le malheur de ne pas savoir se libérer selon leurs convenances, quand je vois une petite fille à papa pleurer de rage parce qu'elle ne peut récupérer son sac au moment où elle le désire, quand je les vois claquer 90 euros pour une bouteille de champagne à savourer dans leur carré V.I.P., lorsqu'on croit qu'une maison en Afrique coûte 500 euros mais scandaleusement 20 à 30 fois plus en Belgique et bien, veuillez m'excuser mais ça m'écoeure.

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 08:56